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Conseils d'experts et témoignage de professionnels - un site proposé par Gan Assurances

Site de partage d’expériences entre entrepreneurs et de conseils d'experts en assurances et en gestion d'entreprises.

Archive pour septembre, 2016

Indépendants : bénéficiez du compte personnel de formation

Mis en place depuis 2015 pour les salariés, le compte personnel de formation concernera aussi les travailleurs indépendants à partir de janvier 2018. C’est inscrit dans la loi « Travail » du 8 août 2016 !

 

Pour rappel : Le compte personnel de formation (CPF), alimenté en heures, permet à son bénéficiaire de suivre des formations qualifiantes pendant toute sa vie active. Il a remplacé le DIF (doit individuel à la formation) en 2015, qui s’appliquait auparavant aux seuls salariés.

 

À compter de 2018, si vous êtes travailleur indépendant : artisans, commerçants, micro-entrepreneurs, professionnels libéraux, conjoints collaborateurs… vous bénéficierez vous aussi d’un CPF.

 

Point de vue fonctionnement, votre compte sera alimenté :

 
– de 24 heures par année d’activité jusqu’à atteindre un crédit de 120 heures,

 
– puis de 12 heures par an jusqu’à un plafond de 150 heures,

 
– à condition que vous vous soyez bien sûr acquitté de votre contribution à la formation professionnelle.

 
Vous aurez ensuite accès à certaines formations déjà accessibles aux salariés, telles que l’acquisition de connaissances et de compétences, un accompagnement à la validation des acquis de l’expérience (VAE), un bilan de compétences, ou encore des actions d’information et de conseil dispensées aux créateurs ou repreneurs d’entreprises.

 

A savoir : le CPF va s’intégrer au Compte personnel d’activité (CPA) qui entrera en vigueur l’an prochain. Le CPA regroupera les droits issus du compte personnel de formation (CPF), du compte personnel de prévention de la pénibilité (C3P) et du compte engagement citoyen (CEC). Il doit permettre de renforcer l’autonomie et la liberté d’action de son titulaire et de sécuriser son parcours professionnel en supprimant les obstacles à la mobilité comme par exemple les changements de statuts au cours de sa vie active.

Réussir la mobilité géographique de vos salariés

Pour améliorer la compétitivité de votre entreprise, la mobilité géographique de vos salariés est l’un des leviers possibles. Quel est l’intérêt de rendre vos salariés mobiles ? Quelles modifications faut-il apporter dans l’organisation ? Voici quelques explications.

Parce que vos activités, avec leur potentiel de développement, ne sont probablement pas localisées sur un seul point du territoire, il peut être intéressant pour votre entreprise d’étudier la mobilité géographique de vos salariés.

D’autant que cette mobilité est aujourd’hui largement facilitée par les moyens technologiques modernes qui permettent aux salariés de travailler de n’importe où s’ils sont équipés d’un smartphone et d’un ordinateur portable muni d’une clé 3G ou 4G pour bénéficier d’une connexion internet.

 

Les avantages à la mobilité des salariés sont nombreux

– vous pouvez élargir votre zone de clientèle,

 

– vous avez plus de souplesse dans votre organisation en adaptant vos besoins en effectifs localisés,

 

­- vous pouvez diffuser des compétences et des savoir-faire,

 

­- vous créez des synergies en favorisant la coopération entre plusieurs salariés,

 

­- vous dynamisez vos collaborateurs en les extrayant d’une routine qui peut devenir sclérosante,

 

– vous évitez des recrutements externes, plus coûteux ou plus risqués, voire des licenciements économiques.

 

Toutefois ce type d’organisation implique de se pencher en amont sur les conséquences pour vos salariés. Car la mobilité géographique a forcément un impact sur leur vie privée.

 

Mobilité géographique de vos salariés : modalités juridiques

Il faut savoir que juridiquement, le lieu de travail est l’un des éléments essentiels du contrat de travail et qu’il ne peut être modifié sans l’accord du salarié si ce changement n’a pas lieu au sein du même secteur géographique.

 

En revanche, si une clause de mobilité est insérée dans le contrat de travail, le salarié ne peut en principe refuser de se déplacer, sous peine de se voir licencié pour faute.

 

Attention toutefois :

la jurisprudence a tendance à prendre en compte l’impact de ce déplacement sur la vie privée du salarié, et c’est donc de plus en plus souvent que l’employeur doive prouver que cette mobilité géographique sert bien ses intérêts légitimes, et qu’elle n’est pas disproportionnée au regard du poste occupé par le salarié. Pour ne pas risquer de vous mettre dans une situation difficile, attention donc à la façon de rédiger cette clause !

 

Modèle de clause de mobilité de vos salariés

« M……………… exercera ses fonctions au siège social de l’entreprise situé à ………

Toutefois, M……………… peut être amené à effectuer des déplacements temporaires n’entraînant pas par nature de changement de résidence dans la zone géographique suivante :……………………………….(préciser). Ces déplacements, effectués à la demande de la société, sont justifiés par les nécessités du service.

M……………… sera informé de la décision de l’employeur et de ses modalités d’exécution dans un délai de ………….

Tout refus serait susceptible d’être reconnu comme une cause réelle et sérieuse de licenciement. »

Un logiciel de comptabilité sécurisé obligatoire en 2018

A compter du 1er janvier 2018, la loi de finances 2016 oblige tous les assujettis à la TVA qui enregistrent les règlements de leurs clients au moyen d’un logiciel de comptabilité ou de gestion, ou d’un système de caisse, à utiliser un logiciel sécurisé certifié.

 

Sont concernés par cette obligation : 

tous les assujettis à la TVA, dont les professionnels libéraux, qu’ils soient personne physique ou morale, de droit public ou privé, et ce même si une partie de leurs opérations sont exonérées de taxe ou s’ils bénéficient de la franchise en base de TVA.

 

Pour rappel :

la franchise en base de TVA vous permet d’être dispensé de la déclaration et du paiement de la taxe si votre chiffre d’affaires hors taxe n’excède pas certains seuils (32 900 euros pour les activités de prestations de services, 82 200 € pour les activités de commerce et d’hébergement, 42 600 euros pour les avocats et les artistes-interprètes).

 

Concrètement, votre logiciel sécurisé devra répondre à plusieurs conditions d’inaltérabilité et de conservation des données et devra être certifié par un organisme accrédité ou par une attestation individuelle de l’éditeur.

 

Attention :

l’administration pourra procéder à des contrôles inopinés dans vos locaux professionnels pour vérifier que votre logiciel est conforme.

A défaut, vous encourrez une amende de 7 500 euros par logiciel, avec l’obligation de régulariser votre situation dans un délai de 60 jours. A l’issue de ce délai, une nouvelle amende de 7 500 euros s’ajoutera si vous ne produisez aucun justificatif de conformité à l’administration…

Freelances : responsabilité sociale des plateformes

En tant que travailleur indépendant, vous utilisez une plateforme de mise en relation sur le web ? Sachez que la fameuse loi Travail votée cet été oblige la plateforme à vous accorder certains droits.

 

De plus en plus de sites proposent de mettre en relation freelances et clients. Un sujet auquel s’est intéressée la loi Travail du 8 août 2016, puisqu’elle y a consacré un de ses articles, introduisant un principe de responsabilité sociale de la plateforme vis-à-vis du travailleur indépendant qui utilise ses services.

 

En effet, lorsque la plateforme fixe les caractéristiques et le prix de votre prestation ou de votre bien vendu aux clients, elle doit alors prendre en charge :

– le coût de vos cotisations accident du travail dans le cas où vous décidez de souscrire personnellement à cette assurance,

– la contribution à votre formation professionnelle,

– les frais d’accompagnement à la validation des acquis de l’expérience (VAE). Elle doit également vous verser dans ce cadre une indemnité.

Les montants maximums de ces différentes prises en charge seront fixés par décret dans les prochaines semaines.

 

A noter : cette prise en charge n’est pas applicable si votre chiffre d’affaires réalisé sur la plateforme est inférieur à un certain montant, qui sera lui aussi fixé par décret ultérieurement. Et, vous aurez la possibilité de constituer avec les autres travailleurs indépendants une organisation syndicale, pour faire valoir vos intérêts collectifs.

Gestion des risques : un guide pour les TPE

Faites comme les grandes entreprises : mettez en place les bons outils pour gérer les risques dans votre entreprise !

Pour vous y aider, l’Association française de normalisation (Afnor) vient d’éditer un guide pratique : l’AFNOR X50-260.

 

Comment structurer la gestion des risques dans les très petites entreprises ? C’est sur l’importance de cet enjeu, pour lequel les petites structures ne sont pas toujours rodées contrairement aux grandes, que les auteurs ont basé ce guide.

 

Gestion des risques, une démarche pragmatique :

 

Quels sont les risques potentiels dans votre entreprise ? Comment les évaluer et les analyser ? Pour chaque risque, des conseils sont délivrés afin de vous aider à prendre les décisions qui s’imposent. Un schéma d’appréciation des risques et une cartographie des secteurs potentiellement concernés permettent d’affiner votre situation.

 

Au final, ce guide vous permet de vous poser les questions que devrait se poser tout dirigeant. Par exemple : quel sont les atouts et les faiblesses ergonomiques de votre lieu de travail ? Ou encore : l’entreprise est-elle dépendante de certains de vos clients ?

Car non seulement, vous identifiez ainsi les faiblesses, mais surtout vous êtes acteur de leur gestion : acceptez-vous de prendre un risque ? Ou au contraire, décidez-vous de l’éliminer ou de le prévenir ?

 

Et pour ceux que la démarche effraie, des documents directement opérationnels sont disponibles en annexe, notamment une grille générique des démarches, ainsi qu’une liste d’éléments susceptibles de mettre à mal la pérennité d’une entreprise.

 

Pour en savoir plus, cliquez ici

 

Entrepreneurs : investissez dans votre immobilier

Acquérir ses locaux professionnels, pourquoi pas ? Si cette solution est rarement mise en place lors de la création de l’entreprise, qui à ce stade nécessite de mobiliser ses fonds pour le lancement de l’activité, c’est en revanche une réponse qui peut s’avérer intéressante pour les entreprises déjà installées. A condition de choisir méticuleusement son bien et d’opter pour le montage le plus approprié à votre situation !

I/ 5 avantages à investir dans ses locaux professionnels

Votre entreprise est déjà installée depuis plusieurs années et se développe doucement mais surement ? Plusieurs critères peuvent plaider en faveur de l’achat de vos locaux professionnels ! En acquérant ce bien :

 

1 – vous constituez un patrimoine immobilier, qui selon le mode d’acquisition choisi, peut servir de garantie pour de nouveaux emprunts bancaires ou vous permettre de vous constituer un complément de retraite.

 

2 – vous ne versez plus de loyers à fonds perdus. Attention tout de même à avoir en tête qu’un loyer ou un remboursement d’emprunt n’ont pas le même coût fiscal ! Vous avez d’un côté une charge déductible, le loyer, et de l’autre un remboursement d’emprunt qui est un simple flux de trésorerie. (Voir à ce sujet les conseils de notre expert dans la partie 5).

 

3 – vous bénéficiez actuellement de conditions de crédit historiquement basses. L’emprunt bancaire ne vous coûtera donc pas cher, mais sachez que l’inflation étant également très basse (de l’ordre de zéro), vous vous endettez à un taux positif ! Ce qui n’était pas le cas dans les années 80, où les taux d’emprunt étaient très élevés mais avec une inflation encore plus élevée, ce qui créait mécaniquement un taux d’endettement négatif…

 

4 – vous stabilisez votre activité professionnelle, notamment en ne subissant plus les contraintes d’un bail commercial que sont par exemple la hausse régulière du loyer, ou le risque d’éviction…

 

5 – Vous maîtrisez ainsi mieux vos coûts, si vous optez un taux fixe, puisque vous connaissez à l’avance ce que vont vous coûter vos locaux.

 

II/ Les 3 critères de choix du bien immobilier professionnel

Mais bien sûr, pour faire une bonne opération, comme pour un achat immobilier personnel, il vous faut sélectionner le bien idéal en fonction de votre activité. L’achat entraine évidemment une moins grande souplesse que la location, donc pas question de se tromper ! Vous devrez notamment observer :

 

1 – son emplacement géographique. Ce critère est important non seulement au moment où vous achetez le bien puisqu’il doit correspondre à vos besoins. Par exemple être dans une zone attractive avec d’autres commerces et accessible en transports en commun si vous voulez drainer de la clientèle. Mais l’emplacement est également un élément de valorisation à avoir déjà en tête dans l’optique, certes lointaine, de la revente de l’immeuble.

 

2 – ses possibilités d’aménagement, qui doivent là aussi coller à vos critères : la possibilité d’implanter une réserve, la délimitation de la zone de vente, la taille de la vitrine, la hauteur de plafond, l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite…

 

3 – sa surface, qui doit être à la fois suffisante pour permettre à l’entreprise de ne pas être freinée dans son développement mais pas non plus surdimensionnée avec les coûts que cela entrainerait.

 

N’hésitez pas, pour plus de détails, à consulter notre dossier : Choisir le bon local pour son activité

 

III/ Acquisition d’un bien immobilier professionnel : quelles contraintes ?

Etre propriétaire entraîne également quelques inconvénients qu’il ne faut pas sous-estimés.

 

–  C’est le cas par exemple de votre obligation à vous conformer aux nouvelles normes pour l’amélioration de la consommation énergétique. Les nouveaux bâtiments doivent en effet se plier à des règles de plus en plus draconiennes en termes d’optimisation et d’efficacité énergétique ou d’isolation. Idem pour la rénovation des bâtiments existants. Ces travaux qui certes entraineront à terme des économies d’énergie peuvent peser lourd dans votre budget.

 

– Autre exemple : l’acquisition de l’immobilier passera probablement par un emprunt bancaire qui va augmenter d’autant l’endettement de votre entreprise, et donc limiter votre capacité à investir dans d’autres projets.

 

– Il se peut même que la vente des locaux lors de la cession de votre entreprise soit un frein dans quelques années pour un futur repreneur ?

 

– D’ailleurs, à ce sujet, il ne faut pas oublier qu’en tant que propriétaire du bien immobilier, vous serez soumis à la fiscalité des plus-values immobilières lors de la revente. Rapprochez-vous de votre expert-comptable en amont pour bien étudier votre situation et optimiser la fiscalité de cette opération.

 

IV/ Les choix techniques pour vos locaux professionnels

Enfin, il faut savoir que l’acquisition de locaux professionnels peut se faire sous plusieurs formes dont les avantages et inconvénients sont à étudier selon votre situation propre :

 

– l’acquisition par l’entreprise

Dans ce cas, les murs sont inscrits à l’actif de l’entreprise, ce qui augmente la valeur totale de celle-ci. L’autre intérêt repose sur le fait que les frais liés à cette opération sont déductibles (les intérêts d’emprunt, les frais d’assurance, la taxe foncière, les dépenses de réparation et d’entretien), et le bien amortissable (en général sur une durée de 25 ans).

En revanche, lors de la revente, le bien sera soumis au régime des plus-values professionnelles. Plusieurs dispositifs permettent d’optimiser cette fiscalité, il ne faut pas hésiter à se rapprocher d’un professionnel qui saura vous conseiller.

 

– l’acquisition par l’entrepreneur lui-même

Les locaux sont alors loués à l’entreprise, procurant ainsi des revenus complémentaires à l’entrepreneur. Mais bien sûr dans ce cas-là, ces loyers seront imposables sur le revenu, et il n’y aura ni déduction des intérêts d’emprunt, ni amortissement du bien possible. C’est en revanche, le régime des plus-values des particuliers, plus favorable, qui s’appliquera.

 

– l’acquisition par une société créée à cet effet

Constituer une société civile immobilière (SCI) pour réaliser cette opération vous permet de choisir fiscalement entre l’imposition sur le revenu ou les sociétés, avec les avantages ou inconvénients vus précédemment.

Autre intérêt : en associant votre famille (enfant, conjoint …) dans la SCI, vous préparez votre succession. Les parts sociales attribuées au conjoint ou aux enfants leur appartiennent en effet en propre, et n’auront pas à être intégrées à la succession.

 

Les conseils de l’expert : les intérêts d’acquérir ses locaux professionnels

 

« L’intérêt d’acquérir ses locaux professionnels doit être étudié au cas par cas.

Si vous êtes un industriel ou un commerçant par exemple, il y a une certaine logique à ce que vous ou votre entreprise deveniez propriétaire des locaux. Cela vous permet de sécuriser votre activité et d’apporter un actif complémentaire. En effet, le financement bancaire suppose généralement de se garantir sur son matériel ou sur ses locaux. D’autre part, avec ce type d’activité, qui implique de la pérennité, on ne déménage pas souvent.

 

A l’inverse si vous êtes est consultant ou entrepreneur dans les services, ce qui nécessite une certaine mobilité, ou encore si vous êtes en pleine croissance, avec donc un besoin de flexibilité, être propriétaire n’est pas forcément pertinent.

 

Quand on est propriétaire de ses locaux, on a plus d’inertie au changement et au déménagement qui permettraient de la croissance, qu’avec une location…

Etre propriétaire vous permet toutefois en tant que chef d’entreprise de vous constituer un patrimoine, et ainsi de vous préparer un complément de retraite. Mais cette opération a un coût fiscal et financier qu’il ne faut pas négliger. Trop souvent les entrepreneurs pensent que le montant d’un loyer équivaut à un remboursement d’emprunt. Certes, il n’y a pas de décaissement complémentaire de trésorerie si le montant du loyer couvre le montant des remboursements d’emprunt.

 

En revanche, vous êtes plus fiscalisé : les loyers sont des revenus et le remboursement d’emprunt est constitué partiellement d’une charge financière déductible (les intérêts d’emprunt). Si vous envisagez de garder le bien longtemps, mieux vaut acquérir en direct ou via une SCI imposée sur le revenu. Vous serez alors imposé chaque année au titre des revenus fonciers (généralement sans trésorerie dégagée en face…), mais ne paierez quasiment pas d’impôt à la revente à long terme.

 

Si vous ne voulez pas payer chaque année un impôt sur le revenu important, mieux vaut la SCI* à l’IS** : elle ne vous coûtera quasiment rien en impôt chaque année avec l’amortissement du bien mais vous serez plus imposé lors de la revente. Enfin, il faut penser que les carrières aussi sont flexibles, et il n’est pas dit qu’entrepreneur aujourd’hui, vous ne serez pas salarié dans 5 ans. Dans ce cas, mieux vaut attacher le bien à votre personne qu’à votre entreprise… »

 

Denis Barbarossa, expert-comptable à Paris

 

*Société Civile Immobilière
** Impôt sur les Sociétés

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Crédit professionnel : les règles du jeu

Vous cherchez des fonds pour créer votre entreprise, pour acquérir vos locaux professionnels ou encore pour fluidifier la trésorerie de votre entreprise ? L’emprunt bancaire est une des solutions possibles. Mais attention, le crédit professionnel ne fonctionne pas tout à fait comme un crédit personnel. Le point sur ses principales règles.

Le crédit bancaire professionnel recouvre des situations variées, selon la raison pour laquelle il est engagé et la durée pour laquelle il est conclu (court, moyen ou long terme) : prêt bancaire, découvert, escompte, affacturage, cession Dailly, crédit-bail…

D’autre part, il est dépendant, comme le crédit personnel, des conditions pratiquées par chaque banque concernant son taux d’intérêt, ses critères d’octroi, les garanties exigées, etc.

 

Toutefois, quelques règles encadrent ces opérations :

 

– Votre contrat de prêt doit indiquer le taux effectif global (TEG) pratiqué par la banque. Ce taux, qui comprend tous les frais bancaires liés au prêt (intérêts, frais, commissions…), doit vous permettre de comparer assez facilement le coût du crédit entre les différentes banques.

 

– La banque ne doit pas dépasser le taux d’usure, ce taux d’intérêt maximum d’un prêt, fixé par la loi et révisé tous les trimestres par la Banque de France.

 

– Pour se protéger des défauts de paiement, la banque vous demande en principe des garanties (sûretés) soit personnelles (émanant d’un tiers caution), soit réelles (portant sur des biens mobiliers ou immobiliers : hypothèque, gage, nantissement). Le montant garanti doit être indiqué en toute lettre dans votre contrat de cautionnement et doit inclure les intérêts, les frais et accessoires.

 

– La banque exige également quasi-systématiquement que vous souscriviez une assurance qui se chargera du remboursement si vous êtes dans l’incapacité de le faire, par exemple suite à des problèmes de santé ou à un accident (invalidité, décès…).

 

Pour bien choisir votre assurance, n’hésitez pas à consulter notre article :

 « Comment assurer votre prêt professionnel ?« 

 

– Enfin, sachez que si vous êtes confronté à des difficultés pour obtenir un crédit, vous pouvez vous adresser au Médiateur national du crédit, directement en ligne (www.economie.gouv.fr/mediateurcredit) ou par téléphone, 0810 00 12 10. Ce service gratuit et confidentiel permet de résoudre certains points de blocage.

 

 

A noter :
Le remboursement du prêt professionnel, en capital, ne commence que lorsque tous les fonds ont été versés. Si le déblocage des fonds est échelonné dans le temps, ce qui est le cas par exemple pour financer la construction d’un bâtiment, vous n’aurez que des intérêts à payer sur les sommes déjà versées, ainsi qu’éventuellement une commission d’engagement. Veillez dans tous les cas à approvisionner votre compte avant chaque échéance.
Et surtout, en cas de difficultés de remboursement, prévenez aussitôt votre banque !

 

 

startups et PME, un espace de travail commun

Vous êtes une startup et vous cherchez un lieu pour vous installer ?

Profitez du nouveau programme proposé par la banque publique d’investissement BPIFrance : Welcome by Le Hub. Il vous permet d’échanger des neurones contre des m² !

 

Pour se faire rencontrer les start-ups avec les PME et ETI, BPIFrance a lancé un grand mouvement dans lequel des entrepreneurs s’engagent à mettre à disposition des bureaux, des laboratoires et des espaces de travail dans leurs usines, en France ou dans le monde, ainsi que leur expertise, pour les entrepreneurs qui se lancent.

Dans ce dispositif, tout le monde y trouve son compte.

 

Vous, créateur d’entreprise, bénéficiez d’une solution pour lancer votre activité à moindre coût, et profitez par la même occasion de l’expérience et de l’expertise d’une entreprise déjà installée.

 

Quant aux entreprises accueillantes, elles se donnent l’occasion d’innover avec la créativité de votre nouvelle équipe.

 

Concrètement, une plateforme permet de mettre en relation start-ups et entreprises intéressées.

Lorsque deux entrepreneurs « matchent », l’échange fait alors l’objet d’un contrat prévoyant la mise à disposition gratuite par l’entreprise d’un espace pour 6 mois (renouvelable 5 fois maximum).

La start-up doit, elle, respecter le règlement intérieur de l’entreprise qui l’héberge.

 

Le petit plus : les deux entreprises s’engagent à se rencontrer tous les matins autour d’un café !

 

Pour adhérer au mouvement cliquez ici

Création d’entreprise par essaimage ?

Pourquoi pas vous?
Dispositif original mais pas toujours connu, l’essaimage permet à un salarié de créer son entreprise avec l’aide de son employeur. Un bon moyen de démarrer son projet tout en restant salarié et en bénéficiant d’un accompagnement. Mode d’emploi.

 

Si l’essaimage définit initialement le moment où une partie des abeilles quitte la ruche avec une reine pour former une nouvelle colonie, il correspond assez bien à sa définition entrepreneuriale ! On parle en effet d’essaimage quand un salarié quitte son entreprise pour créer une autre entreprise avec le soutien de son employeur.

 

Quel soutien de l’employeur pour la création d’une entreprise ?

– du temps libre, sur vos heures de travail

– des informations sur les procédures, les différents choix possibles (notamment pour les statuts)…

– une formation sur des thèmes que vous ne maîtrisez pas forcément comme la gestion, le management, la comptabilité…

– un accompagnement pour la réalisation du business plan, de l’étude de marché…

– un soutien logistique avec mise à disposition d’un ordinateur, une imprimante…

– un appui technique pour le développement d’une nouvelle technologie

– une aide financière, car il arrive en effet que l’entreprise prête de l’argent pour aider au lancement.

 

Quels avantages pour le créateur d’entreprise?

– la sécurité : vous êtes accompagné par des personnes expertes, en qui vous avez toute confiance. Et quand vous estimez que votre projet est viable, vous pouvez quitter votre employeur.

.

– la praticité : vous avez tout sous la main : des experts, de la logistique, du temps.

.

Votre employeur quant à lui se crée ainsi de futurs partenaires économiques et donne une image dynamique de son entreprise. L’essaimage lui permet aussi parfois d’ajuster ses effectifs en externalisant une activité.

 

Essaimage en entreprise, deux situations possibles :

– Soit votre entreprise pratique déjà l’essaimage. Renseignez-vous sur ce dispositif, les aides apportées et n’hésitez pas à le solliciter rapidement. Cette démarche étant faite en toute confidentialité, vous pouvez alors prendre le temps nécessaire pour préparer votre projet dans de bonnes conditions.

 

– Soit votre entreprise ne pratique pas l’essaimage. Parlez-en à votre employeur quand votre projet est suffisamment mûr mais assez tôt pour ne pas mettre votre employeur en difficulté. Expliquez-lui les avantages à vous laisser prendre votre envol. Et sachez que dans la réalité, même si on ne parle pas d’essaimage, de nombreux entrepreneurs ont créé leur entreprise avec l’appui de leur ancienne !

 

 

Pour en savoir plus : L’association Diese (pour le développement de l’initiative et de l’entrepreneuriat chez les salariés des entreprises) mène des actions pour faire connaître l’essaimage. Consultez leur site web ici

 

Un outil pour réussir ses entretiens d’embauche

 

Pour faciliter votre conduite d’entretiens d’embauche et objectiver le choix de votre futur collaborateur, Pôle emploi met à votre disposition un support en ligne qui regroupe  :

 

  • conseils de préparation
  • méthodologie
  • analyse des résultats.

 

Sélectionner le bon candidat n’est généralement pas une chose aisée. Il faut savoir évaluer ses compétences, déterminer sa motivation, le comparer aux autres postulants, tout cela en correspondance avec ce que vous attendez du poste. Alors comment être sûr de choisir le bon profil en seulement quelques entretiens ?

 

Pour vous aider à évaluer au mieux le savoir-être et le savoir-faire des candidats, Pôle emploi vous propose un outil gratuit en ligne.

Basé sur une grille de questions-type, il vous permet de préparer et de personnaliser les trames des entretiens. Lors des entretiens, vous pourrez ainsi évaluer les candidats à partir de ces trames en complétant leurs réponses directement sur un ordinateur ou une tablette. Une fois les entretiens de tous les candidats réalisés, vous pourrez comparer leurs aptitudes grâce à un tableau de bord, vous permettant ainsi de finaliser votre décision de recrutement.

 

A noter : Pôle emploi propose également différentes informations, notamment sur les bonnes pratiques et les pièges à éviter pour mener des entretiens efficaces en toute légalité. De quoi réussir un sans-faute dans vos prochains recrutements !

 

 

Pour utiliser l’outil d’aide à l’embauche, cliquez ici

Orson : la conception d’un site web efficace !

Ils sont quatre co-fondateurs, François, Stanislas, Tsi-Fei et Thierry, à s’être lancés dans l’aventure Orson en 2012.

 

Orson c’est une solution intuitive, simple et efficace pour créer son site internet. Le plus, il n’y a besoin d’aucune compétence technique pour créer son site.

 

Découvrez l’interview de Stanislas Almeida qui nous dévoile leur success story :

 

  • de l’idée à la création de leur solution,
  • leur stratégie de développement (partenaires, influenceurs, utilisateurs etc.)
  • Orson aujourd’hui

 

 

Fiche entreprise :

 

logo Orson

 

Activité : création de site web

Date de création : 2012

Pour en savoir plus : site web d’Orson

 

Pour assister à leurs workshops, cliquez ici 

 

 

Une application web pour entrepreneurs

Le réseau CCI Entreprendre propose une nouvelle application web qui s’adresse à tous ceux qui veulent créer leur entreprise :  CCI Business Builder 

 

Son objectif : vous aider à travailler sur votre idée de projet et à élaborer votre business plan directement en ligne.

 

Les Chambres de commerce et d’industrie sont des interlocuteurs incontournables si vous voulez créer votre entreprise, qu’il s’agisse de travailler sur votre étude de marché, ou de vous lancer dans une recherche de financements !

Et pour compléter cet accompagnement présent partout en France, le réseau vient de lancer une version connectée. Un atout supplémentaire pour vous permettre de travailler de manière autonome, et surtout quand vous le voulez, sur votre projet.

 

Une interface dédiée vous propose en effet de tout gérer à distance : élaborer votre business model, travailler sur votre business plan, faire un auto-diagnostique de votre projet, accéder à des ressources sur la création et la reprise d’entreprise, monter un dossier de demande de financement…

 

Le tout bien sûr en liaison avec un conseiller de votre CCI la plus proche… car parfois rien ne vaut le contact humain !

 

Pour en savoir plus cliquez ici !

Créateurs d’entreprise, Pôle Emploi vous aide

Avec la mise en place de plusieurs outils, notamment depuis cet été de la nouvelle prestation Activ’créa, Pôle emploi vise l’accompagnement à la création d’entreprise de quelque 70 000 demandeurs d’emploi dès cette année.

 

En France, plus de 40 % des entreprises créées le sont par un demandeur d’emploi. Et comme l’accompagnement est un facteur important de pérennité du projet (66 % des entreprises accompagnées sont encore en activité 5 ans après leur création, contre 52 % sans accompagnement), Pôle emploi a choisi de les soutenir et de les informer.

 

Pour cela, il a mis en place plusieurs outils dédiés à la création d’entreprise qui peuvent vous intéresser :

 

– la prestation Activ’créa, lancée en juillet dernier, qui permet de déterminer si le démarrage d’un parcours de création est pertinent et adapté à votre situation. D’une durée de trois mois, elle comprend des entretiens individuels et des ateliers collectifs, animés par un expert en création d’entreprise.

 

– deux nouveaux ateliers, l’un consacré à l’émergence d’idées entrepreneuriales et l’autre à la recherche d’accompagnements régionaux pour les demandeurs d’emploi ayant déjà un projet.

 

– un suivi personnalisé par des professionnels, notamment issus des réseaux spécialisés d’accompagnement, pour évaluer votre projet et définir la marche à suivre pour le faire progresser.

 

– un nouvel espace dédié aux créateurs d’entreprises au sein de l’Emploi Store, la plateforme de services en ligne de l’emploi et de la formation, qui vous propose notamment le « serious game » : « Demain, je crée mon activité ».

 

– la publication sur le site de Pôle emploi d’offres de cession ou reprises d’entreprises et de commerces grâce à un partenariat avec cessionPME.

 

– et bientôt un « B.A-BA sur la création et la reprise d’entreprise » pour évaluer vos points forts et vos points de progression.

 

 

A noter : vous pouvez en outre bénéficier des différents dispositifs déjà existants comme le NACRE, qui vous permet d’être accompagné gratuitement par des experts pendant 4 ans maximum, ou encore l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise), cette aide financière égale à 45 % de vos droits aux allocations qui restent dus à la date de début d’activité.

 

Pour en savoir plus, rapprochez-vous de votre conseiller Pôle emploi.

 

Levée de fond

Vous avez besoin de fonds pour financer les projets de développement de votre entreprise ?

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Le concept de l’émission

Vous êtes entrepreneur d’une TPE/PME, commerçant, artisan, créateur d’entreprise et vous avez des questions sur votre activité ou votre projet professionnel…
Lionel Moreau et son équipe d’experts viennent à votre rencontre dans votre entreprise pour vous aider à résoudre une problématique, lever des doutes et vous rassurer d’entreprendre !

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