Comment passer du statut de salarié à celui de chef d’entreprise ?

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Après 34 ans de salariat, M. Bernard De Lise, a pris la décision de se lancer à son compte en créant sa société, BDL Document Story. Il nous raconte ses débuts, comment il a choisi son statut avec les conseils de ses amis et experts pour lever les derniers freins qu’il pouvait avoir en tête avant de plonger dans l’entrepreneuriat ! Découvrez son témoignage.

« Aujourd’hui, je travaille autant qu’en tant que salarié, mais le ressenti est différent. Je suis heureux. »

M. Bernard De Lise, gérant de BDL Document Story, expert en solutions d’impression numérique, de dématérialisation et d’archivage électronique.

« J’ai un profil assez atypique, puisque j’ai un CAP de tapissier décorateur, mais tout au long de ma carrière, suite à différents aléas de la vie et de multiples rencontres, j’ai changé plusieurs fois de métier en passant par la découpe de béton, la micro mécanique, la gestion d’un Cyber café… dernière expérience qui m’a permis de rencontrer un prestataire, qui s’occupait de notre photocopieur, avec qui j’ai sympathisé… Et donc en 2006, je suis devenu ingénieur commercial dans cette société spécialisée dans la commercialisation de solutions d’impression. Après 9 ans, de bons et loyaux services et suite à un désaccord avec ma direction, j’ai été licencié.

De là, j’avais 2 options, rebondir comme je l’avais fait plusieurs fois tout au long de ma carrière ou alors monter ma propre entreprise. Je me suis dit : « Pourquoi je ne vendrais pas pour mon compte en capitalisant sur mon expérience ? »

J’ai pris contact avec un ami expert-comptable, qui m’a aidé à faire une étude de marché et surtout à évaluer mes besoins pour démarrer. Il me fallait pour débuter très peu de matériel et je pouvais travailler de chez moi. En fait, nous nous sommes rendu compte à l’issue de cette étude que pour pouvoir me rémunérer, il me fallait fournir limite moins d’effort qu’en tant que salarié ! Grâce au bouche à oreille, j’ai découvert un partenaire qui pourrait justement assurer la gestion des stocks du matériel et assurer la maintenance et le SAV, et donc, par conséquent mes frais fixes seraient limités !


Très vite, la création d’entreprise est devenue une évidence 

Pour cela, j’ai dû choisir un statut juridique pour mon entreprise en fonction des 2 critères suivants :

- Comment limiter les risques sur mon patrimoine ?

Il me fallait faire le choix entre une société SAS ou SARL.

- Comment limiter les coûts notamment le taux de cotisation sociale ?

Mon choix s’est porté sur la SARL, car le taux de cotisation sociale est de 45% vs 70% en SAS.

Par contre, je tenais à avoir un bon niveau de couverture sociale, donc je me suis rapproché là encore d’un autre ami Agent d’assurance pour mettre en place des solutions complémentaires privées. Ainsi, cela me laissait la liberté de choisir ce dont j’avais besoin et d’être libre, si jamais je n’atteignais pas mes prévisions de départ, de réduire ces dépenses… ce que je n’aurai pas pu faire dans le cas d’une SAS qui prévoit une couverture sociale plus musclée de manière automatique et donc avec des frais imposés…


Comment se développer quand on est petit ?

Il n’y pas de résultats sans travail, et il faut croire en soi ! D’où l’importance d’être bien entouré, aussi bien d’experts que d’amis sur le plan psychologique. Je dirais pour ma part que la clé de réussite pour se développer, c’est : le réseau !

Que l’on peut se faire par bouche à oreille, sur recommandation des clients, amis et connaissances…

Pour ma part, après 2 ans d’activité, je quitte mon domicile pour m’installer dans un espace de coworking. En effet, j’ai intégré le World Trade Center de Marseille. Ce qui constitue un double avantage :

- des frais de loyer réduits et l’opportunité de disposer d’un espace showroom pour montrer le matériel que je peux proposer à mes clients

- rencontrer toujours et encore de nouvelles personnes, des contacts chefs d’entreprise plein d’énergie et donc de potentiels clients. Les solutions que je propose dans mon showroom sont à disposition des personnes présentes au World Trade Center de Marseille. Quoi de plus parlant que l’expérience pour convaincre les gens à essayer vos solutions ? »

M. Bernard De Lise, gérant de BDL Document Story

Pour en savoir : découvrez les solutions qui existent et qui pourraient révolutionner vos habitudes sur mon site Internet.  

CONSEIL DE L’EXPERT

« Au moment où M. Bernard De Lise s’est posé la question du choix de son statut pour se lancer dans la création d’entreprise, il est venu me voir pour qu’on trouve le moyen de lui garantir la même couverture sociale que celle d’un salarié cadre. C’était très important pour lui de cadrer ce point avant d’aller plus loin et de franchir le cap !

En effet, il faut savoir qu’en tant que chef d’entreprise non salarié, c’est-à-dire travailleur non salarié (TNS), la

couverture sociale en matière de santé et de prévoyance est différente de celle d’un salarié. Par exemple, les cotisations de la complémentaire santé d’un indépendant sont souvent calculées en fonction de l’âge, les garanties sont parfois inférieures ou alors plus chères que celles proposées dans les contrats de santé destinés aux salariés.

Concernant la prévoyance, qui pour rappel vous permet de bénéficier d’indemnités en cas d’arrêt de travail, invalidité ou décès…, il est prévu pour les salariés cadres, par exemple :

- le versement d’environ 2 à 3 ans de salaire aux proches en cas de décès,

- en cas d’arrêt de travail, un salarié perçoit la totalité de son salaire pendant environ 3 mois (cela varie en fonction des accords de branche et des CCN)

- il existe des contrats d’assurance entreprise (au-delà des CCN) qui permettent d’avoir son plein salaire jusqu’à l’âge de sa retraite en cas d’invalidité.

Lorsqu’on est un chef d’entreprise non salarié, il convient donc de prévoir des solutions complémentaires à la Sécurité Sociale des Indépendants (ancien RSI) pour maintenir un minimum de revenu en cas d’arrêt de travail.

Compte tenu des besoins de M. Bernard De Lise, je lui ai proposé un contrat en santé et en prévoyance qui lui permet d’être couvert quasiment comme le sont les salariés cadres. Ces contrats sont importants surtout au départ quand on se lance. Le fait de payer les cotisations d’un contrat d’assurance est une bonne alternative pour bénéficier d’une couverture sociale de qualité à coûts maîtrisés…

Enfin, sachez que si comme M. Bernard De Lise, vous décidez de vous lancer dans la création d’entreprise depuis votre domicile, il est important de déclarer votre activité à votre assureur en habitation. En cas de vol, par exemple, vous pourriez rencontrer des difficultés dans vos démarches, par exemple, si les factures de votre entreprise ne comportent pas la même adresse que celle que vous avez indiquée en tant que particulier dans votre contrat d’assurance habitation… »

Bruno Chaix, Agent général Gan Assurances à Martigues.

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